Rsg Production

Primetime

 
 

2026

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Sur le papier, « Primetime » cochait toutes les cases du film A24 : la rencontre entre un jeune et talentueux réalisateur de documentaires et l’un des acteurs les plus bankable de notre époque, autour d’un projet aussi sulfureux que fascinant.

On est loin d’un raté bien assurément, mais il manque à « Primetime » cette petite étincelle qui éloignerait le film de sa froideur lassante et de sa pompeuse rigidité émotionnelle.

En 2006, le journaliste Chris Hansen est en pleine ascension et son émission « To Catch a Predator » est bien placée dans les audiences. Le but de l’émission : tendre un piège à de futurs prédateurs sexuels en faisant passer des comédiens pour des mineurs. Chris Hansen entre alors en scène pour surprendre le prédateur et le confronter avant que la police ne vienne l’arrêter.

Malgré de belles idées de mise en scène et une cohérence graphique indéniable, « Primetime » manque cruellement de naturel et de spontanéité, étrange pour un réalisateur venant du cinéma documentaire. La performance de Robert Pattinson reste néanmoins remarquable, même s’il frôle à plusieurs reprises avec un surjeu agaçant, voire caricatural. Un choix de direction artistique qui place le film dans un registre étrange où le film s’apparente plus à un immense show factice dont les enjeux s’étiolent. Le film devient alors presque l’ombre de ce qu’il dénonce, une œuvre voyeuriste et boursouflée.

Sacha Garcia

 

On paper, “Primetime” checked all the boxes for an A24 film: the collaboration between a young, talented documentary filmmaker and one of the most bankable actors of the moment, on a project as controversial as it is fascinating.

It’s certainly far from a disaster, but “Primetime” lacks that little spark that would lift the film out of its tedious coldness and pompous emotional rigidity.

In 2006, journalist Chris Hansen was on the rise, and his show “To Catch a Predator” was a ratings hit. The show’s goal: to set a trap for potential sexual predators by having actors pose as minors. Chris Hansen would then step in to catch the predator off guard and confront him before the police arrived to arrest him.

Despite some clever staging ideas and undeniable visual coherence, “Primetime” sorely lacks rawness and spontaneity – which is strange for a director coming from a documentary film background. Robert Pattinson’s performance remains remarkable, however, even if he repeatedly borders on annoying, even caricatural, overacting. This artistic choice places the film in a strange register where it comes to resemble a massive, staged spectacle whose stakes gradually fade away. The film thus becomes almost a shadow of what it seeks to expose – a voyeuristic and overblown work.

Sacha Garcia

5 Septembre
Mickey 17
The Drama