Rsg Production

Notre Histoire

Chroniques du Caire

 
القصص
(The Stories)
 

2026

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Le Caire, 1967, 1973, 1977, 1981, 1984. Marquée par des évènements historiques d’ampleur internationale, une famille égyptienne traverse les époques via le récit d’Ahmed. Cinq périodes différentes mais cinq années charnières qui vont bouleverser leurs vies.

1967 en particulier est une année effervescente, où tout s’enchaîne et où tout va très vite. Ahmed, sa famille, ses voisins et ses amis fusent dans tous les sens et dans des espaces exigus (autant l’appartement que la place de la ville) ; ça parle, ça crie, ça vacarme. Première partie rythmée et entêtante mais qui offre une excellente entrée en matière dans la capitale panarabe.

Car le moins qu’on puisse dire, c’est que la vie d’Ahmed est ponctuée de chocs et de révélations noyés dans un marasme national : la Guerre des Six Jours, celle du Kippour, les émeutes de la faim, l’assassinat de Sadate et, plus léger, les victoires du club de Zamalek. Le Cairote, peu à peu désabusé, désenchanté et déprimé, peut néanmoins compter sur l’amour et l’humour de ses proches, autant de sa mère que de ses frères ou de Liz, sa correspondante puis plus qu’amie autrichienne.

Construit comme un pentaptyque de chroniques savamment assemblées, « Notre Histoire » a cette capacité de rendre hommage à la culture et à la mentalité égyptiennes de ces trois décennies. Le film, aux éclairages chauds et aux nombreux gros plans, retranscrit en effet une ambiance émotionnellement complexe mais nimbée de nationalisme avec les continuelles et patriotiques chansons, déclarations et rencontres footballistiques diffusées incessamment par la télévision et la radio constamment allumées – de sorte qu’on est presque hypnotisés, notamment par ce speaker d’État qui s’adresse régulièrement à nous face caméra.

Néanmoins, c’est bien le mélange des tons et l’authenticité de toute une cohorte qui touchent ici. Tous les personnages, y compris les secondaires, deviennent attachants en raison de leur(s) parcours de vie et de leurs caractères si différents. Le film émeut mais fait ainsi un bien fou, d’autant plus lorsque l’on apprend qu’il est né des anecdotes familiales de son réalisateur. Un vrai coup de cœur !

Axel Chevalier

 

Cairo, 1967, 1973, 1977, 1981, 1984. Against the backdrop of historic events of international significance, an Egyptian family navigates these eras through Ahmed’s eyes. Five distinct periods – but five pivotal years – that will turn their lives upside down.

1967, in particular, is a bustling year, when everything happens in rapid succession and moves at a breakneck pace. Ahmed, his family, his neighbors, and his friends are constantly rushing about in every direction and in tight spaces (both the apartment and the city square); there’s talking, shouting, and a constant din. This first part is fast-paced and captivating, offering an excellent glimpse into the pan-Arab capital.

Indeed, to say the least, Ahmed’s life is full of shocks and revelations set against a backdrop of national turmoil: the Six-Day War, the Yom Kippur War, the hunger riots, the assassination of Sadat, and – on a lighter note – the successes of the Zamalek football club. The Cairo native, gradually becoming disillusioned, disheartened, and depressed, can nevertheless rely on the love and humor of his loved ones – his mother, his brothers, and Liz, his Austrian friend who eventually become more than that.

Structured as a five-part chronicle, skillfully woven together, “The Stories” pays tribute to Egyptian culture and the Egyptian mindset over these three decades. With its warm lighting and numerous close-ups, the film effectively captures an emotionally complex atmosphere tinged with nationalism, thanks to the constant stream of patriotic songs, speeches, and football games broadcast nonstop on television and radio – which are always on – to the point that we are almost hypnotized, particularly by the state announcer who regularly addresses us directly on camera.

Nevertheless, it’s really the mix of tones and the authenticity of the entire ensemble that make this film so moving. All the characters – including the supporting ones – become endearing through their life stories and their very different personalities. The film touches the heart and feels incredibly uplifting, especially when you learn that it was inspired by the director’s own family stories. A truly delightful experience!

Axel Chevalier

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