Rsg Production

Evil Dead Burn

 

2026

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Après nous avoir impressionnés avec le superbe « Vermines » (qui était de surcroît son premier long-métrage), Sébastien Vaniček, depuis repéré par Hollywood, est donc passé de l’autre côté de l’Atlantique afin de co-écrire et de réaliser le sixième opus de la franchise Evil Dead – initiée en 1981. Et le résultat est sans appel : même s’il s’agit d’un film de commande, le gars s’est fait plaisir !

On y retrouve en effet très vite la patte du réalisateur, avec des cadrages et montages souvent clippesques, à la fois très dynamiques et très fluides, qui enchaînent délicieusement des scènes hautes en couleurs (sanguines). La photographie elle-même est à remarquer, car malgré des décors pourrissants, vétustes et renfermés, certains plans apparaissent étonnamment beaux dans cette sombre laideur qu’inspire cette (certes désormais classique) maison désaffectée.

Le Français et son équipe reprennent et améliorent ainsi la saga Evil Dead en poussant plus loin encore certains leitmotivs de l’univers. Sur la forme, tout d’abord, le film est ultra gore, bien plus que les précédents, quitte à en faire des caisses mais en rendant le tout savoureusement délirant en plus d’être particulièrement créatif dans le décharnement de ses protagonistes (magnifiquement grimés pour l’occasion) : citons l’appui-tête, le lave-vaisselle, le marteau-piqueur, les décapitations, les coups et tirs tous azimuts, e tutti quanti ! Les pointes d’humour à la limite de l’absurde, notamment celles autour du personnage de la grand-mère, ajoutent par ailleurs un côté exquis à cette histoire si crade.

Les actrices et acteurs, bien que cantonnés dans des rôles somme toute assez simplistes (la Brute, l’Illusionnée, le Lâche, la Médiatrice, la Larguée et surtout la Revancharde [jouée par une Souheila Yacoub dont c’est le premier film d’horreur]), se révèlent tous très bons pour ce qu’ils incarnent, à savoir une famille dysfonctionnelle à souhait, emplie de violences sournoises et cachées sous le tapis. L’iconique Nécronomicon n’est finalement ici qu’un catalyseur de toute cette haine dissimulée derrière de l’amour et de la bienséance, et ça marche à merveille !

Axel Chevalier

 

After impressing us with the outstanding “Vermines” (which was, incidentally, his first feature film), Sébastien Vaniček – who has since been courted by Hollywood – has crossed the Atlantic to co-write and direct the sixth installment of the Evil Dead franchise, which began in 1981. And the result speaks for itself: even though it’s a work-for-hire film, the guy really went for it and had a blast!

Indeed, the director’s signature style comes through very quickly, with framing and editing that often feels like a music video – both highly dynamic and smooth – deliciously weaving together scenes rich in (blood-red) color. The cinematography itself is noteworthy, because despite the decaying, dilapidated, and claustrophobic settings, certain shots appear surprisingly beautiful amid the dark ugliness conveyed by this (admittedly now iconic) abandoned house.

The French director and his team thus revive and improve on the Evil Dead saga by taking certain recurring themes of the franchise even further. First, in terms of style, the film is ultra-gory – far more so than the previous ones – going so far as to overdo it, yet making the whole thing delightfully crazy, while also being particularly creative in the mutilation of its protagonists (magnificently made up for the occasion): let’s mention the headrest, the dishwasher, the jackhammer, the beheadings, the blows and gunfire flying in all directions, and the whole shebang! The touches of humor bordering on the absurd – particularly those involving the grandmother character – also add an exquisite twist to this utterly gruesome story.

The actors and actresses, though confined to roles that are, all things considered, rather simplistic (the Brute, the Deluded One, the Coward, the Mediator, the Dumped One, and above all the Vengeful One [played by Souheila Yacoub, in her first horror film]), all prove to be excellent in their respective roles, namely that of a perfectly dysfunctional family, rife with insidious violence swept under the rug. The iconic Necronomicon ultimately serves here merely as a catalyst for all this hatred concealed behind a facade of love and propriety – and that works amazingly well!

Axel Chevalier

Evil Dead Rise
Vermines