Rsg Production

007 First Light

 
[Video Game]

2026

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Shaken or stirred ?

Exceptionnellement, nous nous aventurons dans une critique de jeu vidéo d’une part parce qu’il remet au goût du jour l’une des plus iconiques sagas du cinéma international, mais aussi parce qu’il est structuré comme une série de 10 chapitres ou épisodes et peut donc tout à fait être vu sous ce prisme. C’est donc bien évidemment une critique plus orientée sur l’aspect narratif et la mise en scène du jeu, plus vu comme une série qu’à travers son gameplay à proprement parler.

Ceci étant dit, rapidement côté gaming, relevons qu’il opte pour un très bon équilibre entre un style furtif à la « Hitman » et dynamique à la « Uncharted » pour rendre le côté à la fois infiltration, rebondissements et séquences épiques d’une aventure James Bond. Il emprunte donc forcément beaucoup à Naughty Dog et peut s’avérer quelque peu convenu sur certains aspects, mais il offre néanmoins une grande variété de gameplay dans les opportunités d’infiltration, ainsi que les costumes, les choix d’approches (bluff, discrétion, neutralisation, action) ou les interactions avec l’environnement – ce qui renforce la rejouabilité d’un tel jeu (même s’il y a stricto sensu moins de liberté que dans un vrai « Hitman »). D’autant qu’il ne s’agit que du premier jeu 007 développé par IO Interactive, un second opus aura ainsi tout le temps d’améliorer encore tous les nouveaux aspects d’un tel jeu, comme sa variété de gadgets.

Mais s’il fonctionne vraiment bien manette en main, « First Light » s’apprécie presque plus encore d’un point de vue narratif dans la mesure où il propose une histoire entièrement inédite. Ce jeu 007 est en effet une origin-story – une première dans la saga – qui développe donc les débuts d’un jeune Bond inexpérimenté qui tombe dans ce monde de l’espionnage par la grande porte. Et c’est donc aussi le premier jeu 007 totalement indépendant des autres intrigues de films. Il vient ainsi à la fois introduire une nouvelle intrigue tout en créant également une introduction qui pourrait fonctionner pour l’ensemble de la saga.

Le prologue ressemble de ce point de vue-là presque plus à un « Kingsman » qu’à un film James Bond avec plus de camarades du MI-6 dans l’entourage de James qu’à l’accoutumée, mais c’est normal : il faut réunir les éléments dans sa formation, sa jeunesse et ses premières missions pour en arriver au ‘Bond, James Bond’ que l’on connaît. Il se rapproche d’ailleurs plus de l’ère Craig, bien que le jeu soit attentif à référencer tout le catalogue 007. Si le début assez lent est déjà très cool, « First Light » décolle véritablement lors de la première grosse mission de James en Slovaquie et à partir de là, le rythme est lancé et ne s’arrêtera jamais dans une aventure où l’on ne s’ennuie jamais et où l’on prend clairement son pied tout du long !

Le jeu réussit à développer une classique intrigue James Bond dans un cadre moderne dans une structure véritablement scénarisée et montée comme un film, y compris avec un superbe générique d’ouverture – comme le veut la tradition – sur une chanson de Lana Del Rey. Si les bons acteurs (parmi lesquels on retient évidemment les performances de Lennie James, Noémie Nakai et de Patrick Gibson dans le rôle-titre) participent à la réussite d’une aventure particulièrement bien écrite entre ses bons personnages, ses belles surprises, ses dialogues de qualité et ses excellentes pointes d’humour, c’est finalement dans la progression du protagoniste induite par les événements joués (et donc vécus par le joueur) que le jeu trouve son plus bel éclat. C’est l’histoire d’un jeune agent qui apprend à suivre les ordres avec sa personnalité et son intuition caractéristique. Mais ce n’est qu’en prenant conscience des conséquences de décisions prises de manière trop calculées qu’il s’en remettra avant tout à son flair et deviendra plus un joueur toujours prêt à prendre des risques qu’un agent méthodique. On joue un début de carrière qu’il retiendra plus tard à travers son évolution : désobéir pour réussir ! Au final, c’est l’introduction d’une première lueur dans le sombre spectre à venir …

Raphaël Sallenave

 

Shaken or stirred?

Exceptionally, we’re venturing into a video game review – partly because it brings one of the most iconic sagas in international cinema back into the spotlight, but also because it’s structured as a series of 10 chapters or episodes and can therefore be viewed entirely through that lens. This review is therefore naturally more focused on the game’s narrative and storytelling, considering it more as a series than through its gameplay as such.

That said, on the gaming side, it’s worth noting that the game strikes a great balance between a stealthy “Hitman”-style approach and a dynamic “Uncharted”-style one, capturing the blend of infiltration, plot twists, and epic sequences found in a James Bond adventure. It naturally borrows heavily from Naughty Dog and may feel somewhat conventional in certain aspects, but it nonetheless offers a wide variety of gameplay through its infiltration opportunities, as well as costumes, choice of approaches (bluffing, stealth, incapacitation, action) or interactions with the surroundings – which enhances the game’s replayability (even if, strictly speaking, there is less freedom than in a true “Hitman”). Especially since this is only the first 007 game developed by IO Interactive; a second installment will thus have plenty of time to further improve all the new aspects of this type of game, such as its variety of gadgets.

But while it’s really fun to, “First Light” is almost even more enjoyable from a narrative standpoint, as it offers a totally fresh story. This 007 game is, in fact, an origin story – a first for the saga – that explores the early days of a young, inexperienced Bond who is thrust headfirst into the world of espionage. And so, it is also the first 007 game completely set apart from the other film plots. It thus both introduces a new storyline while also creating an introduction that could work for the entire saga.

From this perspective, the prologue feels almost more like a “Kingsman” film than a James Bond movie, with more MI-6 colleagues in James’s entourage than usual, but that’s to be expected: the story needs to piece together the elements of his training, his youth, and his early missions to arrive at the “Bond, James Bond” we know. It’s actually closer to the Craig era, though the film is careful to reference the entire 007 canon. While the somewhat slow start is already pretty cool, “First Light” really takes off during James’s first major mission in Slovakia, and from there, the pace picks up and never lets up in an adventure where you’re never bored and clearly have a blast the whole way through!

The game successfully tells a classic James Bond plot into a modern setting within a structure that’s truly written and edited like a film, including a beautiful opening credits sequence – as tradition dictates – set to a song by Lana Del Rey. While the talented cast (among whom the performances of Lennie James, Noémie Nakai, and Patrick Gibson in the title role stand out) contribute to the success of a particularly well-written adventure – with its compelling characters, delightful surprises, quality dialogue, and excellent touches of humor – it is ultimately in the protagonist’s progression, driven by the events played out (and thus experienced by the player), that the game truly shines. It is the story of a young agent who learns to follow orders with his own personality and characteristic hunch. But it is only by realizing the consequences of overly calculated decisions that he will come to rely above all on his instincts and become more of a gambler than an agent. You play through the early stages of a career that he will later look back on as a defining moment in his evolution: disobey to succeed! Ultimately, this is the introduction of a first light in the bleak spectre to come…

Raphaël Sallenave

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No Time to Die