Mourir peut attendre
No Time to Die
Best Original Song – Golden Globes & Oscars
Best Song (Visual Media) – Grammy
Best Production Design (Contemporary) – ADG
Best Set Design (Contemporary) – SDSA
Best Stunt Ensemble – SAG
Best Editing – BAFTA
Best Foreign Language Film – Japan
2021

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The name’s Bond … James Bond !
Après les événements du film « Spectre », le plus célèbre espion britannique s’est retiré en Jamaïque où il coule des jours heureux jusqu’à ce qu’un vieil ami vienne le chercher pour secourir un scientifique. Mais la mission s’avère plus compliquée et entraîne Bond dans les machinations d’un mystérieux ennemi mêlant le passé de James et de Madeleine …
Après un premier projet de Danny Boyle et de multiples reports, le 25e opus de la saga anglaise sort enfin sur nos écrans. C’est donc l’Américain Cary Joji Fukunaga (Beasts of no nation ; True Detective) qui réalise « Mourir peut attendre » avec el Maestro Hans Zimmer à la B.O. et la jeune Billie Eilish qui interprète la chanson du générique (oscarisée).
Daniel Craig est de retour pour son dernier rôle dans le costume de 007 et la mission est globalement réussie. On passe vraiment un bon moment devant ces 2h43 de scènes d’action et de poursuites chorégraphiées au nanomètre, et de conclusion faisant revenir l’ensemble des connaissances de James tout en permettant une bonne progression des personnages – bien que les rôles secondaires soient peu utilisés. Le film innove sur plusieurs points tout en reprenant l’ensemble des codes de la saga en bon emblème de la fin d’une ère différente. Certaines introductions comme celles des personnages de Lashana Lynch et Ana de Armas sont ainsi très réussies.
Néanmoins, « Mourir peut attendre » faiblit dans le 3e acte avec un méchant qui devient tout d’un coup caricatural et perd toute identité alors que ses motivations et son plan étaient jusque-là parfaitement compréhensibles et logiques. L’ennemi de James n’est donc pas aussi mémorable cette fois-ci, et ce ne sont ni ses insignifiants sbires ni la performance de Rami Malek, aussi correct soit-elle, qui parviendront à le revaloriser. Daniel Craig en revanche est au top de sa forme dans un rôle plus intime qu’à l’accoutumée avec une Léa Seydoux qui parvient à réellement donner une profondeur à son personnage.
Un 25e opus agréable, bien joué et bien réalisé avec quelques très beaux plans rien que pour vos yeux, mais qui souffre donc de faiblesses scénaristiques. Clairement en dessous des excellents « Skyfall » et « Casino Royale » il reste cependant un bon film James Bond et une conclusion de l’ère Craig très satisfaisante.
Raphaël Sallenave
The name’s Bond … James Bond!
After the events in the movie “Spectre”, the most famous British spy has retired to Jamaica where he enjoys a peaceful life until an old friend comes for him to help a scientist. But the mission turns out to be more complicated and leads Bond into the machinations of a mysterious villain blending James and Madeleine’s pasts…
After a first draft from Danny Boyle, and multiple delays the 25th instalment of the British franchise is finally released in theatres. It is the American Cary Joji Fukunaga (Beasts of no nation; True Detective) who directs “No Time to Die” with the Maestro Hans Zimmer composing the soundtrack and the young Billie Eilish performing the theme song (that won the Oscar).
Daniel Craig is back for his last role in the 007 suit and the mission is overall a success. We really have a good time watching these 163 minutes of action scenes and chases choreographed to the nanometre and this conclusion bringing back all of James’s acquaintances while allowing the characters to grow – even if the supporting roles are hardly used. The film is innovating on several points while at the same time taking up all the codes of the saga as a fitting symbol of the end of a distinct era. Some introductions like those of the characters of Lashana Lynch and Ana de Armas are therefore very well done.
Nonetheless, “No Time to Die” fails in the third act with a villain who suddenly becomes a caricature and loses all identity while his motivations and his plan were perfectly understandable and logical until then. James’ nemesis is therefore simply not memorable this time, and neither his trivial henchmen nor Rami Malek’s performance, no matter how decent, will manage to elevate him. Daniel Craig on the other hand is at his best in a more intimate role than usual and Léa Seydoux manages to really give depth to her character.
An enjoyable 25th film, well-acted and well-directed with some beautiful shots for your eyes only, but which suffers from some script weaknesses. Clearly below the excellent “Skyfall” and “Casino Royale” it remains however a good James Bond and a very satisfying conclusion of the Craig era.
Raphaël Sallenave