Planètes
Dandelion’s Odyssey
2026

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Fruit d’un méticuleux travail scientifique et artistique, « Planètes » est la suite et la concrétisation en premier long-métrage d’une série de quatre courts-métrages d’animation de la réalisatrice du CNRS Momoko Seto. Et le résultat est stupéfiant de beauté et de poésie. Entremêlant fiction et réalité sur les plans techniques comme scénaristiques, ce film singulier se trouve à la croisée de nombreux chemins que l’on emprunte avec douceur et lyrisme.
L’histoire ? Celle de quatre graines de pissenlit – qu’on appelle des « akènes » – qui, suite à une série d’explosions nucléaires ayant détruit la Terre, se retrouvent projetées dans le cosmos avant d’atterrir sur une planète inconnue. Ces akènes, prénommés Dendelion, Baraban, Léonto et Taraxa (bien que leurs noms ne soient jamais prononcés), partent alors en quête d’un lieu propice où ils pourront perpétuer leur espèce, bravant les éléments, la faune et la flore locales.
« Planètes », c’est une épopée, une traversée de mondes hostiles mais bien vivants où nos quatre akènes se démènent pour survivre. Chacun a d’ailleurs sa personnalité que de vrais comédiens ont développée, de même que l’ensemble du langage visuel, sonore et musical conçu par des artistes d’une sensibilité aiguë et formidable. À l’instar d’un « Voyage au centre de la terre », nos héroïnes/héros évoluent dans des environnements nouveaux mais évoluent aussi avec eux, gagnant en confiance et en persévérance. Tous les codes du film d’aventure sont présents, avec autant d’imprévus que de scènes de joie ou à l’inverse tragiques. Et le tout sans dialogues ; juste une atmosphère émerveillante.
Malgré une trame assez classique, l’univers du film demeure d’une magnificence indiscutable. L’image comprenant autant de prises de vue réelles (presque documentaires) que d’animation, « Planètes » présente avec précision et onirisme une myriade d’espèces animales et végétales, où les jeux d’échelle (des hyper gros plans où le petit paraît immense) et de temporalité (des timelapses où le lent paraît rapide) participent au merveilleux de l’intrigue qui rappelle que, bien que fragile et menacée, la vie est partout. Alors chérissons-la.
Axel Chevalier
“Dandelion’s Odyssey” is the culmination of meticulous scientific and artistic work, bringing together a series of four animated short films by CNRS director Momoko Seto into her first feature film. The result is breathtaking in its beauty and poetry. Blending fiction and reality on both technical and narrative levels, this unique film stands at the crossroads of many paths that we traverse with gentleness and lyricism.
The story? It’s about four dandelion seeds – known as “achenes” – that, following a series of nuclear explosions that destroyed Earth, find themselves thrown into space before landing on an unknown planet. These achenes, named Dendelion, Baraban, Léonto, and Taraxa (though their names are never spoken), then set out in search of a suitable place where they can propagate their species, braving the elements and the local flora and fauna.
“Dandelion’s Odyssey” is an epic journey through hostile yet vibrant worlds where our four achenes struggle to survive. Each character has a distinct personality developed by real actors, and the entire visual, audio, and musical language was crafted by artists of extraordinary sensitivity and talent. Much like in “Journey to the Centre of the Earth” our characters evolve in new environments but also grow alongside them, gaining confidence and perseverance. All the hallmarks of the adventure film are there, with as many twists and turns as there are scenes of joy or, conversely, tragedy. And it all unfolds without dialogue; just a spellbinding atmosphere.
Despite a fairly conventional plot, the film’s world remains undeniably majestic with visuals that blend live-action shots (almost documentary-style) with animation. “Dandelion’s Odyssey” offers a detailed and dreamlike portrayal of a multitude of animal and plant species, where the interplay of scale (extreme close-ups where the small appears immense) and time (time-lapse sequences where the slow appears fast) contributes to the wonder of the narrative, reminding us that, though fragile and threatened, life is everywhere. So let us cherish it.
Axel Chevalier