Rebuilding
2025

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En quelques mots :
Quelque part dans le Colorado, après des incendies qui ont ravagé son ranch et toute sa parcelle, Dusty est pris en charge par l’Agence fédérale de gestion des situations d’urgence (FEMA) qui lui prête un mobile-home en guise de logement provisoire. L’occasion pour lui de faire le bilan et de repartir de zéro. Drame contemporain à la lisière du western, « Rebuilding » dresse le portrait d’un cow-boy moderne violemment tombé dans la désillusion ainsi qu’une profonde crise existentielle empreinte de nostalgie. Mais au milieu de ce désert et malgré les tourments, le personnage solitaire incarné par Josh O’Connor parvient à se reconstruire en retrouvant sa famille (notamment sa fille) et, plus important encore, en se trouvant des amis. Rappelant sur certains aspects « Nomadland » de Chloé Zhao pour son traitement des [semi-]nomades et aux marges extrêmes de la société états-unienne, ce film s’ancre néanmoins plus dans ses paysages désolés mis en valeur par une photographie sobre mais belle. C’est ainsi un long-métrage calme et doux-amer sur la notion de résilience, avec une réelle considération des personnes sinistrées par des évènements climatiques destructeurs – et malheureusement de plus en plus fréquents.
Axel Chevalier
In short:
Somewhere in Colorado, after fires devastated his ranch and his entire property, Dusty is taken in by the Federal Emergency Management Agency (FEMA), which provides him with a trailer home as temporary accommodation. This gives him the opportunity to assess his situation and start over. “Rebuilding” is a contemporary drama with western overtones that paints a portrait of a modern cowboy who has fallen into disillusionment and a deep existential crisis steeped in nostalgia. But in the midst of this desert and despite his torment, the solitary character played by Josh O’Connor manages to rebuild his life by reconnecting with his family (especially his daughter) and, more importantly, by making friends. Reminiscent in some ways of Chloé Zhao’s “Nomadland” in its portrayal of [semi-]nomads on the extreme margins of American society, this film is nevertheless more rooted in its desolate landscapes, highlighted by subtle yet beautiful cinematography. The result is a calm and bittersweet drama about resilience, with genuine consideration for those affected by destructive climatic events – which are, unfortunately, becoming increasingly frequent.
Axel Chevalier