Severance
[TV]
Saison 1 / Season 1
Best Main Title Design – Creative Emmy
Best Music Composition – Creative Emmy
Best Production Design (One-Hour Single) – ADG
Best Drama Series & Best New Series – WGA
2022

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Imaginez un monde, une société en tout point identique à la nôtre dans laquelle nos mémoires seraient dissociée pour créer deux personnalités. Deux existences distinctes que l’on pourrait activer et alterner comme bon nous semble sans que les souvenirs de l’une ne croisent ceux de l’autre. C’est cette dystopie machiavélique et oppressante que développe les épisodes de la série américaine « Severance » diffusée en ce début d’année par Apple TV. Avec ce nouveau bijou du petit écran, la plateforme affirme sa puissance mettant en avant la création et les artistes prenant ainsi le pas sur le marché du streaming.
Mark Scout est un employé de la Lumon Indsutries et comme chacun de ses collègues, il a subi une opération de dissociation mémorielle qui sépare ainsi ses souvenirs profession les et privés. Mais la froideur de son travail et l’arrivée d’une nouvelle collègue vont plonger Mark au centre d’un mystère qui le dépasse.
Orchestré au millimètre près, « Severance » est une série d’anticipation de grande qualité qui nous plonge dans une société étrange à l’esthétique utopiste. Une série dont les personnages avancent sans savoir où ils vont, dans une société aux architectures soviétiques et à l’agencement américain qui ne sont pas sans nous rappeler le merveilleux « Playtime » de Jacques Tati qui influence encore et toujours le cinéma.
« Severance » inspecte alors avec une belle écriture de son personnage principal comme de ses personnages secondaires les conséquences d’une aliénation mentale dans le cadre propre à la science-fiction du progrès face à l’éthique. Pour incarner le protagoniste de ce conte d’un futur proche, Adam Scott connu surtout pour ses rôles comiques livre une double performance remarquable. À ses côtés, Britt Lower, John Turturro et Zach Kerry donnent à la série une véritable force scénaristique qui lui permettra à coup sûr de nous captiver pour plusieurs saisons. Fort d’une intrigue maitrisée, « Severance » s’appuie sur un rythme confortable qui nous absorbe à chaque épisode dans cet univers torturé. Un rythme jamais ennuyeux ni lassant dont les issues nous saisissent et nous exhortent à revenir encore.
Sacha Garcia
Imagine a world, a society identical in every way to ours, in which our memories are split to create two personalities. Two distinct lives that we could activate and switch between as we please, without the memories of one crossing over into the other. This is the Machiavellian and oppressive dystopia explored in the episodes of the American series “Severance,” broadcast earlier this year by Apple TV. With this new gem of the small screen, the streamer is asserting its power by promoting creativity and artists, thus taking the lead in the streaming market.
Mark Scout is an employee of Lumon Industries and, like all his colleagues, has undergone a memory dissociation operation that separates his professional and private memories. But the coldness of his work and the arrival of a new colleague will thrust Mark into the center of a mystery that is beyond his grasp.
Meticulously crafted, “Severance” is a sophisticated sci-fi series that immerses us in a strange society with a utopian aesthetic. It is a series whose characters move forward without knowing where they are going, in a society with Soviet architecture and American layout that reminds us of Jacques Tati’s wonderful “Playtime”, which continues to influence cinema to this day.
“Severance” uses beautifully written main and supporting characters to explore the consequences of mental alienation in a science fiction setting that pits progress against ethics. To play the protagonist of this tale of the near future, Adam Scott, best known for his comedic roles, delivers a remarkable dual performance. Alongside him, Britt Lower, John Turturro, and Zach Kerry give the series a real narrative strength that will surely keep us hooked for several seasons. With its masterful plot, “Severance” relies on a steady pace that draws us into this tortured universe with each episode. The pace is never boring or tiresome, and the outcomes grab us and urge us to come back for more.
Sacha Garcia