Rsg Production

A l’ouest, rien de nouveau

 
All Quiet on the Western Front
 
Best International Film & Original Score – Oscars
Best Production Design & Cinematography – Oscars
Best Film, Director, Adapted Screenplay, Foreign Language, Cinematography, Score, Sound – BAFTA
Best Cinematography – BSC
Best Actor, Supp. Actor, Cinematography, Sound, Score, Set, Hair & Makeup, Visual Effects – Germany

2022

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Ayant récemment triomphé aux BAFTA – les récompenses audiovisuelles britanniques – en remportant sept de ses quatorze nominations, « A l’Ouest, rien de nouveau » (Im Westen nichts Neues) mène de loin la course au meilleur film international pour les Oscars avec un total de neuf nominations dont meilleur film (c’est assez rare pour être mentionné), meilleure photographie, et meilleur scénario adapté.

Ce film allemand d’Edward Berger adapte une nouvelle fois le célèbre roman d’Erich Maria Remarque paru en 1929 après le film américain de Lewis Milestone de 1930 qui avait déjà remporté les Oscars de meilleur film et meilleur réalisateur. Mais si cette version 2022 reste très fidèle à l’œuvre originale dans sa retranscription des horreurs de la guerre, de son déroulement et de sa futilité, il épure les péripéties du protagoniste Paul pour intégrer dans l’intrigue en parallèle des combats les négociations de Compiègne menant in fine à l’armistice du 11 novembre qui sera vécu comme un diktat par la hiérarchie militaire du Kaiser.

Présenté au festival de Toronto puis distribué mondialement en octobre dernier par Netflix, le film retrace l’histoire poignante d’un jeune soldat allemand se portant volontaire pour rejoindre le front en 1917. Avec ses camarades il voit alors l’euphorie initiale se muer en désespoir à mesure qu’ils s’enfoncent dans les tranchées. Ce film très dur nous plonge ainsi au plus proche de la réalité du champ de bataille de 14-18 entre violence physique et psychique.

Le jeune autrichien Felix Kammerer – dont c’est le premier long-métrage – nous embarque à ses côtés avec une performance bouleversante aux côtés d’Albrecht Schuch et d’un Daniel Brühl dont le rôle est secondaire mais cependant crucial à l’intrigue. Avec une très belle photographie et des plans-séquence très riches en artifices, figurants et décors (filmés en République tchèque), la réalisation soignée de Berger est dramatique et pesante mais réussit néanmoins à nous maintenir captivés témoignant ainsi de la qualité du film. Le générique en silence conclut symboliquement cette épopée tragique anti-guerre !

Raphaël Sallenave

 

Fresh off a triumphant sweep at the British BAFTA awards, winning seven of its fourteen nominations, “All Quiet on the Western Front” (Im Westen nichts Neues) is leading the Best International Film race for the Oscars by a wide margin, with a total of nine nominations, including Best Picture (rare enough to be mentioned), Best Cinematography, and Best Adapted Screenplay.

This German movie by Edward Berger once again adapts Erich Maria Remarque’s famous 1929 novel after Lewis Milestone’s 1930 American film that had already won the Oscars for Best Picture and Best Director. But if this 2022 version remains very faithful to the original book in its depiction of the horrors of war, its proceedings and its futility, it streamlines the journey of the protagonist Paul to include in the plot, alongside the fighting, the negotiations at Compiègne leading ultimately to the armistice of November 11, which will be seen as a diktat by the Kaiser’s military hierarchy.

Presented at the Toronto Film Festival and distributed worldwide in October by Netflix, the film tells the poignant story of a young German soldier who volunteers to join the front in 1917. With his comrades, he then sees the initial excitement turn into hopelessness as they sink into the trenches. This very tough film takes us as close as possible to the reality of the 14-18 battlefield between physical and psychological violence.

The young Austrian Felix Kammerer – whose first feature film it is – brings us along with him with a moving performance alongside Albrecht Schuch and a Daniel Brühl whose role is secondary but nevertheless critical to the plot. With a beautiful visual style and uncut shots packed with effects, extras and great locations (filmed in the Czech Republic), Berger’s artful direction is dramatic and heavy, but still manages to keep us gripped, a testament to the film’s quality. The silent closing credits symbolically conclude this tragic anti-war epic!

Raphaël Sallenave

1917
Conclave