Black Phone 2
2025

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Quatre ans se sont écoulés depuis l’enlèvement et la séquestration de Finney par le psychopathique et meurtrier Attrapeur. Mais bien que le jeune homme se soit affirmé dans la vie et malgré l’amour et le soutien de sa cadette Gwen, le frère comme la sœur demeurent toujours en proie à de violents traumatismes. Traumatismes qui, en ce glacial hiver de 1982, vont ressurgir de façon surnaturelle.
Il est rare qu’une suite de film d’horreur s’avère meilleure que son premier opus, et pourtant, à l’instar de la saga « Smile », il nous semble que ce soit aussi le cas ici. Si le premier jet de l’univers inspiré de la nouvelle de Joe Hill nous avait marqués plus pour sa forme originale que pour son fond conventionnel, « Black Phone 2 » paraît plus complet, plus abouti, plus captivant sur les deux plans.
Déjà parce que l’intrigue se veut plus fragmentaire, au sens positif du terme : le long-métrage rassemble petit à petit les pièces d’un puzzle, sans tomber ni dans la complexité ni dans le classicisme. Les personnages principaux comme secondaires sont par conséquent plus développés et essentiels au scénario, sans être trop mis en lumière ni trop mis de côté. Ce certain équilibre relationnel se reflète aussi au sein du duo Finney/Gwen, où la sœur (Madeleine McGraw) finit par devenir la véritable héroïne du film, là où elle n’était qu’une (certes fascinante mais simple) adjuvante dans le premier volet, sans pour autant faire de l’ombre à son frère (Mason Thames). La réapparition de l’Attrapeur (Ethan Hawke) et sa justification scénaristique, enfin, permettent de donner plus d’envergure à la saga dans son ensemble.
« Black Phone 2 » pousse beaucoup plus loin et pour notre plus grand plaisir ce qui nous avait tant happés dans le film précédent. Les appels d’outre-monde qu’entend Finney et, plus spécifiquement, les cauchemars astraux que fait Gwen, créent une atmosphère grésillante, angoissante et malsaine qui fonctionne à merveille – et qui rappelle évidemment « Sinister ». De même que les scènes de violence qui entremêlent de façon cohérente les deux “dimensions” du récit. C’est somme toute une suite réussie qui donne même envie d’en demander encore !
Axel Chevalier
Four years have passed since Finney was kidnapped and held captive by the psychopathic murderer The Grabber. But although the young man has found his footing in life and despite the love and support of his younger sister Gwen, both brother and sister remain haunted by violent trauma. Traumas that, in the freezing winter of 1982, will resurface in a supernatural way.
It is rare for a horror movie sequel to be better than its predecessor, and yet, like in the “Smile” saga, we feel that this is also the case here. While the first installment of the world inspired by Joe Hill’s short story impressed us more for its original style than its conventional substance, “Black Phone 2” seems more complete, more accomplished, and more captivating on both levels.
Firstly, because the plot is more fragmented, in the positive sense of the term: the feature film gradually pieces together the puzzle, without falling into complexity or classicism. The main and secondary characters are therefore more developed and essential to the script, without being overly highlighted or sidelined. This balance in relationships is also reflected in the Finney/Gwen duo, where the sister (Madeleine McGraw) ends up becoming the true heroine of the film, whereas she was only a (admittedly fascinating but simple) supporting character in the first installment, without overshadowing her brother (Mason Thames). Finally, the reappearance of the Grabber (Ethan Hawke) and his narrative relevance give greater scope to the saga as a whole.
“Black Phone 2” takes what we loved so much about the previous film much further, to our great delight. The otherworldly calls that Finney hears and, more specifically, the astral nightmares that Gwen has, create a crackling, frightening, and unhealthy atmosphere that works wonderfully – and is obviously reminiscent to “Sinister”. The same goes for the scenes of violence, which coherently intertwine the two ‘dimensions’ of the story. All in all, this is a highly successful sequel that leaves us wanting more!
Axel Chevalier