Miroirs No. 3
2025

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En quelques mots :
Faisant référence avec son titre à une œuvre de Maurice Ravel, « Miroirs No. 3 » raconte l’histoire d’une jeune pianiste qui, suite à un accident de voiture où elle perd son compagnon, est recueillie par une femme qu’elle ne connaît pas et dont elle ignore les secrets de famille. Calme, bucolique et mélancolique, le long-métrage n’est pas avare de silences (toutefois bienvenus) dans cette campagne de l’Uckermark, au nord-est de Berlin. Traitant du deuil et de la neurasthénie qui en découle, l’intrigue constitue une forme d’allégorie des étapes de l’acceptation de la disparition de quelqu’un de cher – et de tout un pan de vie qui lui était intimement lié. Laura, l’étudiante berlinoise en légère crise existentielle, se reconstruit ainsi loin de sa vie habituelle en même temps qu’elle aide sa « famille de quelques jours » à aller de l’avant, quitte à ce que, inconsciemment, Laura endosse un rôle qui n’est pas le sien. Sans jamais verser dans le trop-plein de tristesse (bien au contraire, les personnages sont très peu expressifs au milieu de ces paysages à la fois beaux et fades), le film retranscrit somme toute un moment de vie que tout le monde, de près ou de loin, a vécu, vit ou vivra, à sa façon, et c’est très bien comme ça
Axel Chevalier
In short:
Referring in its title to Maurice Ravel’s piece, “Miroirs No. 3” tells the story of a young pianist who, following a car accident in which she loses her partner, is taken in by a woman she doesn’t know and whose family secrets she is unaware of. Calm, bucolic, and melancholic, the feature film is full of (appreciated) silences in the Uckermark countryside, just northeast of Berlin. Dealing with grief and the ensuing neurasthenia, the plot is a kind of allegory for the stages of accepting the loss of a loved one—and of a whole part of life that was intimately tied to them. Laura, a Berlin student in the throes of a slight existential crisis, rebuilds her life far from her usual surroundings while helping her “family of a few days” to move forward, even if it means unconsciously taking on a role that is not her own. Without ever succumbing to excessive sadness (quite the opposite, in fact, as the characters are very inexpressive amid these landscapes that are both beautiful and bland), the film ultimately depicts a moment in life that everyone, in one way or another, has experienced, is experiencing, or will experience, and that’s perfectly fine.
Axel Chevalier