Rsg Production

Touch, nos étreintes passées

 
Snerting (Touch)
 
Prix du Public – Tromsø

2024/2025

FR                   EN

 

En quelques mots :

Après plusieurs divertissements américains (Everest ; 2 Guns ; Beast), le réalisateur islandais Baltasar Kormákur revient cette fois sur ses terres natales et signe un très beau drame romantique dont la narration non-linéaire nous embarque dans un voyage entre 1969 et 2020 de Londres à Tokyo. Il met en scène un septuagénaire qui part à la recherche de son premier amour en pleine crise du COVID, soit une quête de rapprochement au moment où la distanciation sociale devenait une nécessité. Si la trame romantique peut paraître assez classique, « Touch » ajoute non seulement une étape supplémentaire à ce récit pour conclure sur une magnifique fin, mais entremêle également passé intime et historique en reliant cette romance racontée en souvenirs, aux conséquences de l’histoire japonaise post seconde guerre mondiale. Porté par une belle photographie, des costumes et décors historiques de qualité, un bon montage, et une remarquable justesse de ses comédiens – avec notamment un Egill Ólafsson, lui-même atteint de la maladie de Parkinson, qui prête sa propre vulnérabilité à son personnage –, « Touch » s’impose comme un film de sentiments particulièrement doux et délicat, plein de tendresse et de quiétude dans son beau parallèle entre deux cultures insulaires.

Raphaël Sallenave

 

In short:

After several American entertainments (Everest; 2 Guns; Beast), Icelandic director Baltasar Kormákur returns to his native land with a beautiful romantic drama whose non-linear narrative takes us on a journey between 1969 and 2020 from London to Tokyo. It tells the story of a 70-year-old man who sets out to find his first love in the midst of the COVID crisis, a quest for closeness at a time when social distancing became a necessity. While the romance plot may seem fairly conventional, “Touch” not only adds an extra layer to the story to create a wonderful ending, but also intertwines personal and historical pasts by tying this romance, told through memories, to the consequences of post-World War II Japanese history. Driven by beautiful cinematography, great historical costumes and sets, good editing, and remarkable performances from its actors – in particular Egill Ólafsson, who has Parkinson’s disease himself and lends his own vulnerability to his character –, “Touch” stands out as a particularly gentle and delicate film, full of tenderness and peacefulness in its charming parallel between two island cultures.

Raphaël Sallenave

Loveable
Lumière pâle sur les collines