Morbius
Worst Actor – Razzies
Worst Supporting Actress – Razzies
2022

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“This is not a cure, this is a curse”!
Après le succès commercial des deux premiers films « Venom » dans leur univers, et le carton plein de « Spider-Man : No Way Home » dans le MCU, le studio Sony est de retour avec « Morbius », un film repoussé à plusieurs reprises et enfin sorti en ce début d’année 2022. Il met en scène l’intrigant et trouble personnage du Dr. Michael Morbius atteint d’une maladie incurable qui expérimente pour trouver un remède mais déclenche alors un effet sinistre …
Critiquer objectivement ce film s’avère très compliqué puisqu’il y aurait soit trop à dire pour détailler les nombreux problèmes dont il souffre, soit rien à dire pour synthétiser l’essence même du film !
« Morbius » mélange ainsi plusieurs genres avec le film de vampire et le film de super-héros, mais aussi une intrigue de découverte scientifique doublée d’un duo policier. Mais in fine, aucun de ces éléments ne fonctionne réellement. Le scénario est assez faible, il n’y a presque aucune idée de cinéma et les effets sont excessifs au point de ne plus y voir grand-chose dans la bataille finale. Après les excellents films de comics et le haut niveau de films de super-héros auquel on a été habitué récemment, « Morbius » ressemble plutôt à un film de comics des années 1990. Ce n’est ni un bon film de comics, ni un bon film de vampire. C’est un entre-deux sans humour ni cœur qui ne parvient pas vraiment à convaincre. Pourtant il aurait pu avoir du potentiel, notamment dans le jeu des acteurs avec un impressionnant casting. C’est dommage !
Malgré quelques rares scènes réussies et une première partie correcte, on ne cesse de s’enfoncer par la suite avec un rendu final qui n’est autre qu’un amalgame de déjà-vus mal exécutés incluant même parfois des musiques totalement copiées sur « Batman Begins », bref, sans vraie originalité alors que le projet en lui-même aurait pu être original. Quant aux scènes post-génériques, non seulement elles n’ont aucun sens au regard des univers Marvel du MCU et de Sony, mais elles sont incroyablement mal écrites. Si l’ensemble restait donc regardable malgré ses nombreux défauts, la conclusion plombe malheureusement le film !
Après un « Venom : Let there be carnage » qui m’avait clairement déçu, Daniel Espinosa (Life ; Sécurité rapprochée ; Enfant 44) continue donc dans la même veine ce nouvel univers Sony qui ne semble pas savoir où il se dirige avec un film clairement charcuté au montage. Jared Leto (Suicide Squad ; House of Gucci ; The Dallas Buyers Club) rentre dans ce personnage tourmenté et livre une performance qui aurait pu être renversante je pense, d’autant que son alchimie avec Matt Smith (Doctor Who, The Crown, Last Night in Soho) fonctionne plutôt bien par moments, mais l’ensemble des personnages reste sous-développé. L’excellent Jared Harris (Chernobyl ; Foundation) ne sait visiblement pas ce qu’il fait là et Adria Arjona (Six Underground ; Triple Frontier) fait office de romance pour 2 minutes.
A noter, néanmoins, que l’un des rares points positifs de ce film reste sa relative courte durée d’1h40, malgré laquelle on arrive quand même à s’ennuyer ! En revanche, l’autre avantage de « Morbius », c’est bien son budget nettement inférieur aux superproductions habituelles pour ce genre de gros films hollywoodiens avec “seulement” $80M (environ) de budget de production, ce qui devrait lui permettre de couvrir les frais malgré l’avis négatif globalement partagé !
Raphaël Sallenave
“This is not a cure; this is a curse”!
After the success of the first two “Venom” movies in their universe, and the huge hit of “Spider-Man: No Way Home” in the MCU, Sony is back with “Morbius”, a movie that has been postponed several times and finally released in early 2022. It features the intriguing and troubled character of Dr. Michael Morbius who has an incurable disease and experiments to find a cure but then triggers a sinister effect …
Objectively reviewing this film is very tricky since there would be either too much to say to detail the many problems it suffers from, or nothing to say to summarize the very essence of the film!
“Morbius” blends several genres with the vampire movie and the superhero movie, but also a scientific discovery plot paired with a cop procedural. But in the end, none of these elements really work. The script is quite weak, there is almost no cinematic idea and the effects are overdone to a point where you can’t see much in the final battle. After the excellent comic book movies and the high level of superhero films we’ve been used to lately, “Morbius” feels more like a 1990s comic book movie. It’s neither a good comic book film, nor a good vampire film. It’s a humorless, heartless cross-over that doesn’t really manage to deliver. Yet it could have had potential, especially in the acting with an impressive cast. Too bad!
Despite a few good scenes and a decent first part, the final product is nothing but an amalgam of poorly executed déjà-vus, even including at times scores entirely taken from “Batman Begins”, basically, without any real originality when the project itself could have been original. As for the post-credit scenes, not only do they make no sense in the context of the MCU and Sony‘s Marvel universes, but they are also incredibly poorly written. So, if the whole thing was still watchable despite its many flaws, the conclusion unfortunately drags the film down!
After a “Venom: Let there be carnage” that clearly disappointed me, Daniel Espinosa (Life; Safe House; Child 44) thus carries on in the same vein with this new Sony universe that seems not to know where it’s heading with a movie clearly cut up in the editing process. Jared Leto (Suicide Squad; House of Gucci; The Dallas Buyers Club) gets into this tormented character and delivers a performance that could have been stunning I think, especially since his chemistry with Matt Smith (Doctor Who, The Crown, Last Night in Soho) works pretty well at times, but the ensemble of characters remains underdeveloped. The excellent Jared Harris (Chernobyl; Foundation) doesn’t know what he’s doing there and Adria Arjona (Six Underground; Triple Frontier) acts as a love interest for 2 minutes.
Nevertheless, one of the few positive points of this film is its relatively short running time of 100 minutes, in spite of which one can still get tired of it! However, the other advantage of “Morbius” is its budget, which is much lower than the usual blockbusters for this kind of big Hollywood films, with « only » around $80M of production budget, which should allow it to cover the costs despite the overall negative reception!
Raphaël Sallenave