Pax Massilia
(Blood Coast)
[TV]
Saisons / Seasons 1 & 2
2023/2025

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Nouvelle série sombre et violente d’Olivier Marchal qui a décidément son style et son ton en travaillant ses thèmes de prédilection sur ces flics toujours quasi aussi voyous que ceux qu’ils traquent dans des dialogues crus et vulgaires. Avec ses airs de « Braquo » à la sauce méditerranéenne, quelque part entre « BRI » et « Marseille », c’est du pur Marchal : ça décanille, ça parle fort, ça va vite et personne n’hésite à sortir son flingue à la moindre occasion.
Nouvelle production Gaumont chez Netflix (après « Lupin »), « Pax Massilia » s’impose comme un polar musclé dont la réalisation nerveuse, les dialogues de terrain et les acteurs charismatiques participent à son immédiate immersion. Portée notamment par Tewfik Jallab (Cœurs Noirs) et Jeanne Goursaud (Barbares), la série parle certes de corruption mais nous embarque surtout auprès d’un groupe de police aussi soudé qu’isolé. Si son scénario apparaît quelque peu convenu sur la violence de la cité phocéenne, elle développe habilement les relations internes et externes de sa troupe de flics borderline avec Marseille. Comme l’indique son titre, l’enjeu n’est pas tant la traque d’un gang mais d’assurer – ou de tenter de trouver – une certaine paix dans cette ville.
Au gré d’une belle photographie, d’un rythme soutenu et dynamique porté par les percussions d’une tension constante sur fond de rap local, « Pax Massilia » captive dès ses premiers épisodes autour de personnages qui deviennent finalement et rapidement tous plus ou moins attachants. Oui Marchal fait du Marchal dans son style de réalisme brutal, sans vraiment se renouveler [il a depuis également réalisé « Bastion 36 » pour Netflix, toujours sur les mêmes thématiques, mais toujours avec ses mêmes forces], mais il le fait toujours aussi bien !
Raphaël Sallenave

Saison 2
Plus orientée sur des conflits d’ordre personnel, cette seconde saison de la série d’Olivier Marchal et Kamel Guemra cherche moins la paix urbaine que la guerre de gangs avec l’introduction de nouveaux personnages et notamment d’un gang rival. Malheureusement tous ces nouveaux personnages, d’un côté ou de l’autre du commissariat et de la cité, s’avère très unidimensionnels et parfois très caricaturaux. Résultat, les dialogues paraissent moins bons et l’intrigue s’éparpille plus (malgré de bonnes idées sur l’élargissement politique des enjeux). Si la saison 1 avait surpris par son efficacité, cette saison 2 apparaît quelque peu plus poussive – même si elle conserve des qualités d’action, de tension et d’immersion – notamment à travers une fin trop condensée.
Si la première saison faisait plutôt écho à la dynamique de la récente « Plaine Orientale », cette seconde se rapproche plus d’un « Mayor of Kingstown » avec l’incarcération d’un personnage principal qui ajoute la prison comme nouvelle arène de conflit dans cette ville. Où la saison 3 nous emmènera-t-elle alors dans sa nouvelle perspective d’infiltration … ?
This is a dark and violent new series from Olivier Marchal, who has definitely carved out his own style and tone by exploring his beloved themes of cops who are almost as thuggish as the criminals they’re hunting, all set against a backdrop of raw and crude dialogue. With its “Braquo”-esque vibe, Mediterranean-style – somewhere between “BRI” and “Marseille” – it’s pure Marchal: guns blazing, loud dialogue, fast-paced action, and no one hesitates to pull out their gun at the slightest sign of trouble.
As Gaumont‘s latest production on Netflix (following “Lupin”), “Pax Massilia” stands out as a gritty crime drama whose fast-paced direction, authentic dialogue, and charismatic actors all contribute to its immediate immersive quality. Led notably by Tewfik Jallab (Dark Hearts) and Jeanne Goursaud (Barbarians), the series certainly tackles corruption but, above all, takes us on a journey with a police unit that is as close-knit as it is isolated. While its storyline may seem somewhat clichéd in its portrayal of violence in Marseille, it skillfully explores the internal and external dynamics of this group of borderline cops in Marseille. As the title suggests, the focus isn’t so much on hunting down a gang as it is on ensuring – or attempting to find – a certain peace in this city.
With beautiful cinematography and a steady, dynamic pace driven by the constant tension of the beats against a backdrop of local rap, “Pax Massilia” captivates viewers from the get-go with characters who all quickly become, to varying degrees, quite endearing. Yes, Marchal stays true to his signature style of brutal realism without really breaking new ground [he has since also directed “Squad 36” for Netflix, which explores the same themes as ever but retains his signature strengths], but he does it just as well as ever!
Raphaël Sallenave

Season 2
With a greater focus on personal conflicts, this second season of the Olivier Marchal and Kamel Guemra series is less about urban peace and more about gang warfare, with the introduction of new characters, including a rival gang. Unfortunately, all these new characters – on both sides of the police station and the housing project – turn out to be very one-dimensional and, at times, highly stereotypical. As a result, the dialogue feels weaker and the plot becomes more scattered (despite some good ideas regarding the broader political implications). While Season 1 surprised viewers with its effective storytelling, Season 2 feels somewhat more lackluster – even if it retains its strengths in action, tension, and immersion – particularly due to an overly rushed ending.
While the first season was more reminiscent of the dynamic of the recent “Plaine Orientale”, this second season is closer to a “Mayor of Kingstown”, with the incarceration of a main character that introduces the prison as a new arena of conflict in this city. So where will Season 3 take us with its new undercover perspective…?