Rsg Production

Les Goûteuses d’Hitler

 
Le Assaggiatrici (The Tasters)
 
Donatello Best Adapted Screenplay – Italia
Donatallo Best Make-up – Italia
Best Screenplay – Globi d’Oro
Outstanding Film – Flaiano

2025/2026

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Partsch, en Prusse-Orientale (aujourd’hui Parcz, en Pologne), décennie 1940. À cause de la guerre, Rosa a quitté Berlin pour se réfugier chez ses beaux-parents au milieu de la campagne. Elle espère ainsi que son mari, parti pour front est, la retrouvera là-bas. Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est qu’à proximité de son village d’accueil se trouve la Wolfsschanze, « La Tanière du Loup » : le principal quartier général du Führer… Au titre on ne peut plus explicite et adapté du roman éponyme (lui-même librement inspiré du témoignage de Margot Wölke), ce long-métrage germanophone retrace la vie insoupçonnée de cette poignée de femmes plutôt banales dans leurs parcours mais devenues sous la contrainte les goûteuses du dirigeant suprême du IIIe Reich.

« Les Goûteuses d’Hitler » ne se cantonne toutefois pas à la description du métier improbable et dangereux de ces femmes – qui courent le risque plusieurs fois par jour d’être empoisonnées. Toutes ces femmes, à commencer par Rosa, souffrent de trajectoires personnelles qui se recoupent : malgré leurs quelques divergences politiques, toutes sont seules ou comme si, ayant perdu leurs maris ou n’ayant pas eu le temps d’en avoir un, et toutes meurent de faim et de peur dans ce climat délétère, totalitaire et de guerre. Au fil des mois, elles nouent des liens forts, des amitiés, elles font front face à l’hostilité. Le film n’est ainsi pas tant sur le nazisme mais sur la force et la résistance de ces femmes face à un régime verrouillé – en particulier sur les droits humains et ceux des minorités. D’ailleurs, les personnages ne sont ni noirs ni blancs : un SS peut devenir un franc allié et taire des atrocités ne veut pas dire que l’on ne les rejette pas.

Composé de couleurs essentiellement ternes – même parmi les plats qu’elles goûtent et à l’image de l’époque grise que les protagonistes traversent –, le film reconstitue un épisode peut-être anecdotique mais méconnu de l’histoire allemande qui s’inscrit dans un contexte plus général d’angoisse et de contrôle des femmes restées loin du front ; les prémisses d’un renouveau féminin et féministe d’après-guerre.

Axel Chevalier

 

Parcz, Poland, 1940s. Because of the war, Rosa has left Berlin to take refuge with her in-laws in the middle of the countryside. She hopes that her husband, who has left for the Eastern Front, will find her there. What she doesn’t yet know is that near her host village lies the Wolfsschanze, the “Wolf’s Lair”: the Führer’s main headquarters… With a title that could not be more explicit or fitting for the eponymous novel (itself loosely based on the testimony of Margot Wölke), this German-language film depicts the unsuspected lives of this handful of women – whose backgrounds were rather ordinary but who, under duress, became the food tasters for the supreme leader of the Third Reich.

“The Tasters”, however, does not solely focus on describing the unlikely and dangerous profession of these women – who risk being poisoned several times a day. All these women, starting with Rosa, share overlapping personal stories: despite their few political differences, they are all alone – or might as well be – having lost their husbands or never having had the chance to marry, and they all suffer from hunger and fear in this toxic, totalitarian, war-torn environment. Over the months, they forge strong bonds and friendships, standing united against hostility. The film is thus not so much about Nazism as it is about the strength and resilience of these women in the face of a repressive regime – particularly regarding human rights and the rights of minorities. Moreover, the characters are neither black nor white: an SS officer can become a true ally, and remaining silent about atrocities does not mean one does not condemn them.

Set in a predominantly muted color palette – even in the food they taste, reflecting the bleak times the protagonists are enduring – the film pieces together a perhaps anecdotal but little-known episode in German history that fits into a broader context of anxiety and control over women who remained far from the front lines; the seeds of a postwar feminist and women’s revival.

Axel Chevalier

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