Rsg Production

Aucun Autre Choix

 
No Other Choice
 
Best Actor & Best Cinematography – KFPA
Best Lighting & Best Sound – KFPA
Best Director – Sitges
People’s Choice – Toronto
Audience Award – Adelaide, & Savannah

2025/2026

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Et si l’on poussait les vices du capitalisme jusque dans leurs plus abjects retranchements ? C’est le pari lancé par Park Chan-wook dans cette nouvelle adaptation du roman « Le Couperet ». Une adaptation folle, qui saisit avec justesse les troubles de notre époque. Les mêmes troubles qu’à la sortie du livre (1997) et dont ne changent que les formes et expressions.

Une mise en scène brutale et nécessaire, qui rappelle la macération violente du capitalisme, telle une doctrine continuant d’infiltrer chacune des strates de nos sociétés contemporaines jusqu’à nos plus intimes relations.

« No Other Choice » est finalement le constat brutal d’une aliénation massive réfléchie par la mise en place d’un management moderne de la servitude volontaire. Un constat incarné ici par Lee Byung Hun qui offre une performance d’humour noire saisissante.

À cette base déjà implacable, le film ajoute une dimension sensorielle radicale. L’image nous frappe par une colorimétrie de la saturation, un éclat brutal et une lumière crue qui plonge le spectateur dans cette étroite frontière entre fantasme et réalisme brute. Un visuel marqué qui s’accompagne d’un remarquable travail sonore. Une redoutable conjugaison des deux sens qui participe avec force à ce déséquilibre sensoriel du spectateur et aiguise l’humour noir porté par le film. On ne regarde plus seulement la violence d’un homme et d’un système, on l’éprouve physiquement.

Enfin, derrière cette mécanique formelle se dessinent les chimères de la réussite sociale. La quête d’ascension qui ronge peu à peu toute compassion. L’autre devient rival, victime d’une quête sociale artificielle. Le film montre avec une froide et violente lucidité comment le fantasme de réussite dissout toute empathie et redessine les liens humains sous un unique rapport de concurrence.

Sacha Garcia

Le réalisateur de « Oldboy » et « Mademoiselle » nous a habitué à d’impressionnantes et innovantes mises en scènes où les mouvements de sa caméra reflètent souvent les personnages, leurs environnements, voire leurs transgressions morales. Les lignes du décor franchies ou non par les personnages deviennent alors le symbole d’une décision ou d’une trahison. A travers de magnifiques et significatives transitions, de remarquables juxtaposition de plans et de splendides jeux de reflets soulignant les regards et les enjeux des uns et des autres dans une même scène, Park Chan-Wook poursuit ici son travail de « Decision to Leave » et signe à nouveau une œuvre où tous les atouts du cinéma viennent servir son propos dans cette satire mêlant suspense, humour et drama, qu’il dédie à Costa Gavras.

Raphaël Sallenave

 

What if we took the flaws of capitalism to their most abject extremes? That’s the challenge taken up by Park Chan-wook in this new adaptation of the novel “The Ax.” It’s a wild adaptation that accurately captures the turmoil of our times. The same turmoil that existed when the book was first published, with only the shapes and expressions having changed.

A brutal and necessary staging, reminiscent of the violent corrosion of capitalism, like a doctrine that keeps infiltrating every layer of our contemporary societies, right down to our most intimate relationships.

“No Other Choice” is ultimately a brutal observation of mass alienation reflected in the implementation of modern management techniques designed to encourage willing servitude. This observation is embodied here by Lee Byung Hun, who delivers a striking performance full of dark humor.

To this already relentless premise, the film adds a powerful sensory dimension. The picture is striking for its saturated colors, brutal brightness, and harsh lighting, which draws the viewer into the narrow border between fantasy and raw realism. These striking visuals are accompanied by remarkable sound design. This formidable combination of the two senses contributes powerfully to the viewer’s sensory imbalance and sharpens the film’s dark humor. We no longer just watch the violence of a man and a system, we experience it physically.

Finally, behind this formal device lie the chimeras of social success. The quest for advancement gradually erodes all compassion. Others become rivals, victims of an artificial social quest. The film shows with cold and violent lucidity how the fantasy of success dissolves all empathy and redraws human relationships as a single competitive relationship.

Sacha Garcia

The director of “Oldboy” and “The Handmaiden” got us used to his impressive and innovative directing style, where his camera movements often reflect the characters, their surroundings, and even their moral transgressions. The lines in the set that the characters cross or don’t become a symbol of a decision or betrayal. Through gorgeous and meaningful transitions, striking juxtapositions of shots and beautiful reflections that highlight the characters’ gazes and the stakes at play in a single scene, Park Chan-Wook carries on his work in “Decision to Leave” and once again delivers a film where all the tools of cinema come together to convey the point of this satire which he dedicates to Costa Gavras, and that combines suspense, humor, and drama.

Raphaël Sallenave

Decision to Leave
A Normal Family