The Capture
[TV]
Saison / Season 3
2026

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Après une première saison fascinante construite comme un mystérieux thriller révélant progressivement l’utilisation de deepfakes dans les affaires policières, puis une seconde construite comme une quête de vérité qui renversait le débat moral autour d’enjeux électoraux, « The Capture » poursuit logiquement son évolution autour de sa lanceuse d’alerte désormais chargée de contrôler ces pratiques. Maintenant que le public est au courant que l’image peut mentir, que faire de cette technologie ? Comment y faire face ? Et in fine, jusqu’où ces questions nous mèneront-elles entre justice et morale ?
La mini-série conserve ainsi ce qui fait sa force depuis ses débuts : un thriller politique aux dialogues solides, aux rebondissements incessants et aux manipulations à tiroirs qui ne cessent de redistribuer les cartes. Parmi les meilleures idées de cette saison figure notamment une séquence dans un camp de prisonniers en Ukraine, où un deepfake devient un outil de négociation plutôt qu’une simple arme de désinformation. Une utilisation qui déplace intelligemment le débat : ce n’est plus seulement la technologie qui pose problème, mais le cadre dans lequel on accepte de l’utiliser.
L’introduction et l’utilisation massive de l’intelligence artificielle élargit également ce débat. Capable d’analyser une opération en temps réel, de suggérer des décisions ou de recalibrer une intervention, elle interroge directement la place qu’il reste à l’humain dans la chaîne décisionnelle. Est-il alors toujours dans la boucle ?
Pour autant, cette troisième saison convainc moins que les précédentes, car si le fond reste passionnant, la trame donne parfois le sentiment de forcer le trait en s’enfonçant toujours plus dans les conspirations et une paranoïa institutionnelle. La série perd ainsi en finesse à travers quelques développements assez simplistes voire démonstratifs ou manichéens.
Reste néanmoins une conclusion particulièrement réussie à travers un arc très abouti qui ne peut voir la vérité éclater qu’à travers un savant trucage questionnant encore et toujours la responsabilité entre éthique et justice en discréditant les responsables pour mieux légitimer l’évolution de cette technologie. Au final, jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour démontrer la vérité ? Peut-on enfreindre la loi pour mieux la défendre ? Et existe-t-il un usage éthique de la falsification ?
After a fascinating first season built like a mystery thriller that gradually revealed the use of deepfakes in police investigations, followed by a second season designed as a quest for truth that turned the moral debate on its head regarding electoral issues, “The Capture” logically continues its evolution, centering on its whistleblower, who is now tasked with regulating these practices. Now that the public is aware that images can lie, what should be done with this technology? How should we deal with it? And ultimately, how far will these questions take us as we navigate the balance between justice and morality?
The miniseries thus retains what has been its strength since its inception: a political thriller with solid dialogue, relentless plot twists, and multi-layered manipulations that constantly shift the dynamics. Among this season’s best ideas is a sequence set in a prison camp in Ukraine, where a deepfake becomes a negotiating tool rather than merely a weapon of disinformation. This use cleverly shifts the debate: it’s no longer just the technology that’s the issue, but the context in which we accept to use it.
The introduction and widespread use of artificial intelligence also broadens this debate. Capable of analyzing an operation in real time, suggesting decisions, or adjusting a course of action, it directly calls into question the role humans still play in the decision-making process. Are we still in the loop?
That said, this third season feels less compelling than the previous ones, because while the underlying story remains gripping, the plot sometimes feels like it’s overdoing it by delving deeper and deeper into conspiracies and institutional paranoia. As a result, the series loses some of its subtlety due to a few rather simplistic, even heavy-handed or black-and-white plot developments.
Nevertheless, the conclusion is particularly powerful, unfolding through a highly accomplished story arc in which the truth can only be exposed through a clever deception that once again raises questions about responsibility – balancing ethics and justice – by discrediting those responsible in order to better legitimize the evolution of this technology. In the end, how far are we willing to go to uncover the truth? Can we break the law in order to better defend it? And is there such a thing as an ethical use of misinformation?