Le Réveil de la Momie
Lee Cronin’s The Mummy
2026

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Pour une énième reprise cinématographique de la figure monstrueuse de la Momie – apparue pour la première fois en 1932 sous la franchise Universal Monsters –, Lee Cronin signe un film d’horreur multilingue (chose rarissime à Hollywood) dont l’intrigue fait des allers-retours entre deux contrées arides et désertiques : l’Égypte et le Nouveau-Mexique. Dans cet opus, Katie, une jeune fille ayant mystérieusement disparu au Caire réapparaît tout aussi mystérieusement huit ans plus tard, « momifiée » dans un sarcophage. Et, bien sûr, son retour dans sa famille à Albuquerque s’accompagne d’évènements effrayants.
Construite comme une enquête – d’où la présence d’une flic cairote (May Calamawy) et d’un reporter américain (Jack Reynor) –, l’intrigue monte en intensité en même temps que se multiplient les scènes d’épouvante et les révélations sur ce qu’a réellement subi Katie. Comme dans « Evil Dead Rise », Lee Cronin ne lésine pas sur le crade, le gore et l’excellent maquillage de l’abomination qui maltraite et terrorise ses personnages, sans pour autant minimiser l’intéressante mythologie ésotérique au cœur des phénomènes de l’histoire – le film durant plus de deux heures !
Les protagonistes et le scénario sont ainsi un peu plus développés qu’à l’accoutumée, mais le tout demeure mainstream et, comme souvent, constitue plus un divertissement qu’une réflexion sur, dans ce cas précis, le deuil, la famille et l’héritage. Ce film d’horreur reste agréable et sympathique ; il pourrait même réveiller, non pas une momie, mais un intérêt pour l’Égypte antique et l’écriture hiératique pour les plus curieuses et curieux !
Axel Chevalier
For yet another film adaptation of the monstrous figure of the Mummy – which first appeared in 1932 as part of the Universal Monsters franchise – Lee Cronin directs a multilingual horror film (rare thing in Hollywood) whose plot shifts back and forth between two arid, desert regions: Egypt and New Mexico. In this installment, Katie, a young girl who mysteriously disappeared in Cairo, reappears just as mysteriously eight years later, “mummified” inside a sarcophagus. And, of course, her return to her family in Albuquerque comes with a series of terrifying events.
Built like a police investigation – hence the presence of a Cairo policewoman (May Calamawy) and an American reporter (Jack Reynor) – the plot ramps up in intensity as the horror scenes and revelations about what Katie actually went through unfold. As in “Evil Dead Rise,” Lee Cronin doesn’t hold back on the filth, the gore, and the excellent makeup of the abomination that abuses and terrorizes his characters, without downplaying the intriguing esoteric mythology at the heart of the story’s phenomena – the film clocking in at over two hours!
The characters and the plot are thus a bit more developed than usual, but the film remains mainstream and, as is often the case, serves more as entertainment than as a commentary on, in this particular instance, grief, family, and legacy. This horror film remains enjoyable and entertaining; it might even awaken – not a mummy, but an interest in ancient Egypt and hieratic writing for the most curious among us!
Axel Chevalier